L’Archevêché est allé faire un tour au Congrès de la FAÉCUM hier – le Congrès se poursuit jusqu’à dimanche, mais les effectifs de L’Archevêché sont limités et leurs vies fort occupées.
La première journée du 32e Congrès de la FAÉCUM a été marquée d’un bref incident où les attaques personnelles ont fusé contre un des officiers de la FAÉCUM. Les délégués discutaient de la Politique d’accès à l’information présentée par le coordonnateur aux affaires universitaires Vincent Ranger lorsque le délégué de science politique a souligné des positions prises par Ranger lors de son passage à l’Association des étudiants de science politique et de relations internationales. Le délégué a noté qu’à l’époque, Ranger avait poussé son association étudiante à prendre position pour que les étudiants aient accès au budget de la FAÉCUM. Or, la Politique d’accès à l’information présentée au Congrès prévoyait plutôt que les étudiants membres de la Fédération à titre individuel n’aient accès qu’à un budget aggloméré.
Le délégué de science politique et relations internationales, Guillaume Beauvais, s’est alors lancé dans une longue tirade contre Ranger où il l’a notamment traité de «menteur». L’assemblée a alors commencé à gronder, différents délégués ont tenté de multiples points d’ordre, mais la cacophonie était générale et le délégué de science politique poursuivait sans se laisser déconcentrer par le bruit qui l’entourait.
Le président d’assemblée Nicolas Lahaie a alors été forcé de se lever pour tenter de ramener le calme, sans succès. Il a demandé à Beauvais de retirer ses commentaires sur Ranger, ce qu’il a refusé, prétextant qu’il s’agissait «de la vérité»
Le président d’assemblée a alors demandé au délégué de science politique de quitter, s’il ne voulait pas retirer ses paroles, ce que celui-ci a aussi refusé de faire, se demandant comment le président d’assemblée allait s’y prendre s’il ne partait pas de son propre gré.
Lorsque le calme fut revenu, l’autre déléguée de science politique se demanda si le quorum était toujours atteint. Un comptage montra que 27 associations étaient présentes, ce qui équivalait au quorum de 33% des associations membres de la FAÉCUM nécessaire pour la tenue d’un congrès.
Le délégué de service social, qui était assis avec les délégués de science politique, quitta alors la salle, attendant à l’extérieur, alors que les délégués de science politique demandaient un recomptage.
Une lecture des règlements généraux de la Fédération montra alors qu’il n’était pas nécessaire de maintenir le quorum tout au long du week-end du Congrès et qu’il suffisait que le quorum soit constaté à l’ouverture. Les délégués de science politique s’étonnèrent alors de l’appui de la FAÉCUM à un quorum moral, généralement très critiqué par les «fédérés».
Ils demandèrent une levée de l’assemblée, que les autres délégués refusèrent, et le Congrès se poursuivit.