2007-03-30

Ceci me perturbe

Je dois admettre que je ne lis pas Bang Bang (honte à moi) et que je n'ai jamais écouté L'orange électrique, l'émission de punk anarchiste de CIBL. Je ne suis donc pas certaine : ce post de Podmodernisme est-il un poisson d'avril en avance?

Si c'est vrai, je ne sais pas trop quoi en penser... Sinon que, si c'est vrai, ce n'est pas normal que ce soit la première fois que j'en entende parler. Même mes recherches Eureka de "orange électrique ET libéral" ont été assez infructueuses merci.

AJOUT : Je me rends compte que vous ne cliquez pas tous sur les liens que je propose, donc je résume : À la demande du PLQ, CIBL aurait retiré des ondes l'émission L'orange électrique après que son animateur ait interrompu une publicité du PLQ pendant son émission et se soit lancé dans une diatribe anti-PLQ.

2007-03-28

Élections à la FAÉCUM

QL, volume 14, numéro 14, page 3

Le 25 mars 2007, à la veille des élections provinciales, les délégués des associations étudiantes réunis en Congrès de la FAÉCUM ont choisi le Bureau exécutif qui représentera les étudiants de l’UdeM pour 2007-2008. Après une campagne de plusieurs semaines, Julie Bouchard, coordonnatrice aux affaires externes en 2006-2007, a été élue secrétaire générale de la FAÉCUM à majorité.

Les courses qui suscitaient cependant le plus d’intérêt chez les délégués étaient les élections aux postes de coordonnateur aux affaires externes – opposant Louis-Philippe Vien et Jocelyn Caron – et de coordonnateur aux affaires universitaires – opposant Martin Vézina et Vincent Ranger. Pourtant issus du Bureau exécutif sortant, MM. Vien et Vézina ont été défaits à majorité par MM. Caron et Ranger.

La nervosité était palpable pendant l’annonce des résultats des élections. Certains délégués avaient manifesté une certaine réticence à voir Vincent Ranger et Jocelyn Caron faire partie du même Bureau exécutif. Bien que tous les candidats aient nié qu’il y ait eu des partis dans les élections faécumiennes, il n’en demeure pas moins que certaines affinités entre les candidats étaient claires et la complicité entre Caron et Ranger, menaçante pour certains. Tous deux étudiants en science politique, leurs programmes et leurs visées politiques se ressemblent à un point tel que, pendant la période de questions aux candidats, une déléguée de l’association étudiante d’histoire de l’art a demandé à Jocelyn Caron : « Qu’est-ce qui te différencie de Vincent Ranger ? » Après avoir fait une blague sur la ressemblance physique que certains voient entre eux – chemises, lunettes et cheveux bruns –, M. Caron a jugé bon de spécifier : « Vincent et moi sommes quand même deux personnes. » Pour rassurer les délégués que Ranger et lui n’étaient pas un dragon à deux têtes, il a ajouté : « Lorsqu’il y a un problème, Vincent est capable de me le dire et, généralement, ça fait mal. »

La tradition veut que, le dimanche du Congrès de la FAÉCUM, pendant que le président d’assemblée compile les résultats des élections faécumiennes, les candidats à l’exécutif de la FEUQ viennent solliciter l’appui de la Fédération de l’UdeM. Un autre moment fort de cette fin de semaine aura justement été le refus du Congrès d’appuyer la candidature au poste de vice-président aux affaires universitaires de la FEUQ de Philippe Brisson, pourtant coordonnateur aux finances et services de la FAÉCUM de mai 2006 jusqu’à sa démission en décembre dernier. M. Brisson occupait depuis janvier le poste de secrétaire général de la FEUQ.

2007-03-27

Mon oeil!

J'ai passé une partie de la nuit avec un ami à attendre à l'urgence de l'Hôpital juif. Toute la soirée, mon oeil gauche était enflé, ça tirait jusque dans mon arcade sourcillière et je faisais peur aux enfants. Parfois, je n'étais même pas capable de garder les deux yeux ouverts pour suivre les résultats des élections que j'écoutais à Radio-Canada sur une chaise droite du Café Acquis de droit du Pavillon Maximilien-Caron de l'UdeM avec des faécumiens et leurs sympathisants. J'étais tellement concentrée sur la douleur dans mon oeil que les élections ne provoquaient aucune réaction structurée chez moi. Ce qui rendit ce matin l'écriture de l'édito de Quartier Libre assez ardue, oeil enflé et douloureux n'aidant pas.

Enfin, vous le lirez, c'est mon plus long et mieux argumenté à date. Je le cosigne avec ce bon vieux Clément Sabourin.

Ajout (30 mars 2007) : Comme on peut le voir sur cette photo, ça va maintenant presque bien. Mon oeil n'est plus rouge, bien qu'il soit encore douloureux. Ceux qui n'ont pas eu la chance de savoir de quoi j'avais l'air au secondaire ont encore quelques jours pour me voir avec des lunettes...

2007-03-25

Le nouveau B.E. - en direct

Alors voilà. The votes are in. Les délégués des associations étudiantes membres de la FAÉCUM ont choisi ceux qui les représenteront dès le premier mai prochain.

Secrétaire générale : Julie Bouchard
Affaires universitaires : Vincent Ranger
Externe : Jocelyn Caron
Académique 1er cycle : Eric Peters
Académique Cycles supérieurs : Maxime Desmarais-Tremblay (Desharnais pour les intimes)
Recherche universitaire : David Paradis
Finances et services : Kevin Bélanger
Affaires associatives : Francis Hogue
Vie de campus : Jean Grégoire

Des nouvelles du Congrès

Jonathan Plamondon fait présentement son mot du SG sortant.

Se serait-il prononcé sur les élections au poste de coordonnateur aux affaires universitaires?

Remerciant les personnes avec qui il a fait ses premières armes dans le mouvement étudiant, il a dit de Vincent Ranger:
Vincent, j’aime pas ta vision technocrate et bureaucrate de voir le mouvement étudiant. Mais t’arrive tout le temps préparé puis t’as tout le temps quelque chose à dire.

Et remerciant le Bureau exécutif avec qui il a passé l'année, il a dit de Martin Vézina :
Cet homme là ce qu’il a fait à la FAÉCUM c’est énorme. Acad CS, Recherche, Finances et service. Tu l’as toujours fait puis ça paraissait pas que tu le faisais. Honnêtement tu es quelqu’un qui est de façade effacé, mais tu gagnes à mieux être connu. C’est fort impressionnant.

Connaîtrait-on maintenant sa position sur les élections de cet après-midi? Cela influencera-t-il les délégués? À suivre...

2007-03-24

En direct du Congrès de la FAÉCUM - À la demande générale (ou presque)

Samedi assez tranquille au Congrès de la FAÉCUM. Où est la violence? Où est le sang? Demain. Demain.

En attendant, quelques extraits du présent Congrès.

Mathieu Leblanc, le président d'assemblée, donne la parole à Philosophie.
Étienne Marcotte (s'adressant à Nicolas Lahaie) : Pourquoi?

Justement, une intervention fort pertinente du délégué de Crimino, qui commence à parler : Mettons que... c’est comme flou... Ça va être correct.

Vincent Ranger (avant de commencer une intervention) : Je comprends peut-être mieux que vous ce que je suis en train de dire parce que je suis en science politique.
Protestations de la foule.

Ranger, à nouveau : L’objectif de mon intervention, c’était de pas rendre mal à l’aise ceux qui comprennent pas ce que je dis.


Francis Hogue : La table [du C.C.] de la FAÉCUM est cent fois plus pertinente que celle de la FEUQ. Les vrais débats dans le mouvement étudiant se font ici et je suis vraiment content de travailler pour vous dans le Bureau exécutif.

Assos se plaignant de l'impériale FAÉCUM et souhaitant désaffilier de la FEUQ, prenez-en bonne note.

2007-03-23

Bientôt en direct du Congrès de la FAÉCUM...

Ce week-end, la FAÉCUM tient son Congrès annuel. Au programme, adoption d'états financiers, entérinement de positions, discussion de la PGRH et plein d'autres choses tout aussi excitantes. Puisque tout cela me passionne malgré tout, j'y assiste en tant qu'observatrice pour Quartier Libre. J'essaierai donc de bloguer en direct du troisième étage du Claire-McNicoll, si le dieu UdeMien des ordinateurs le veut (aujourd'hui, j'étais incapable d'accéder à Internet...).

Cet après-midi, ça a tellement roulé que ça en était presque pépère. Ils étaient même en avance sur l'horaire! Un peu surprenant, pour qui a l'habitude des instances de la FAÉCUM et sait que les candidats aux différents postes du Bureau exécutif devraient chercher à se faire valoir à travers leurs interventions. On espère que ça rockera plus demain.

J'ai quand même recueilli quelques échanges et bons mots cet après-midi. Je les partage avec vous ici.

Mathieu Leblanc, président d'assemblée : Alors je donne la parole à IRO cycles sup'....
Eric Peters : Non non, IRO ordinaire!
Mathieu Leblanc : Alors IRO ordinaire, on vous écoute...

Remarquant qu'une question qu'il avait posée à Jonathan Plamondon (un défaut à améliorer) lors du dernier Congrès ne se trouvait pas dans le procès-verbal, Jocelyn Caron demande à Jonathan s'il se souvient de la réponse qu'il avait donnée.
J.P. : Euh je pense que c’était la timidité...
J.C. : Oui tu es beaucoup moins timide...

J.P. : J'ai travaillé là-dessus cette année!

Jonathan Plamondon, expliquant l'augmentation des charges reliées aux honoraires professionnels dans les états-financiers de la FAÉCUM : En clair, on a eu un secrétaire général qui s'est fait arrêter à Montebello...

Bon, ceux qui étaient là peuvent ajouter leurs citations préférées dans les commentaires. Et aussi : puisque je ne serai pas là demain matin, Samedi Libre oblige, vous pouvez me tenir au courant des potins et du reste en commentant ici.

Cat Power et Billie Jean

Un des secrets les moins bien gardés sur moi, c'est que je suis une grande fan de Cat Power. Pas la plus grande fan - je ne l'ai jamais vue en spectacle, je ne me suis pas encore procuré The Greatest - mais une fan. Ma chanson préférée de Cat Power, c'est Nude as the news. Une chanson dont les paroles sybillines m'ont toujours troublée. Qu'est-ce que c'est supposé vouloir dire "I still have a flame gun for the cute ones, to burn out all your tricks, and I saw your hand with a loose grip on a very thight ship"? Quel lien ça a avec le refrain "Jackson, Jesse, I've got a son in me"? Bon. On s'entendra que méditer sur les paroles des chansons de Cat Power est peut-être une aventure un peu creuse. Mais, naïvement, je croyais que "Jackson, Jesse", c'était Jesse Jackson, le preacher américain.

Comme j'avais tort. Comme j'avais tort.

Au journal, jeudi soir, j'écoutais Billie Jean de Michael Jackson pour rester concentrée. C'est alors que j'ai compris. Dans Nude as the News, Cat Power est Billie Jean. Après tout, "Billie Jean is not my lover, She's just a girl who claims that I am the one, But the kid is not my son" et "She came and stood right by me, Then the smell of sweet perfume, This happened much too soon, She called me to her room". Peut-être n'y a-t-il pas de "Big man", mais ça sonne comme de la "temptation"...

2007-03-22

L'heureux gagnant.

Il n'est pas tout à fait 16h encore, mais je me permets d'annoncer le nom du gagnant du merveilleux concours de L'Archevêché. Merci à tous ceux qui ont participé.

Alors... roulements de tambour... Le gagnant est... Pascal Lamblin, étudiant aux cycles supérieurs du département d'informatique et recherche opérationnelle de l'Université de Montréal.

Pascal, tu es donc invité à m'écrire pour me dire avec qui tu aimerais aller au cinéma. Ou à l'écrire dans les commentaires. Alors. Tes choix sont : Marie-Michèle, chef de pupitre société/monde, Julie, chef de pupitre culture, Clément, chef de pupitre campus, et moi-même, Maude, rédactrice en chef. Tu peux aussi nous impressionner avec ton bon goût cinématographique en disant dans les commentaires quel film tu aimerais voir.

En fait, on est tellement impressionnés par ta correction de notre merveilleux journal qu'on se demandait si ça te tentait de passer lundi regarder nos épreuves?

J'aimerais aussi féliciter la duchesse de M. Lamblin, the first runner-up, Maxime Desmarais-Tremblay - qui signe ici sous le pseudonyme de M. Desharnais. Un bel effort qui fut cependant insuffisant pour vaincre l'intimidant Pascal, qui a dissuadé par sa grandeur orthographique beaucoup de ses amis d'IRO de participer au concours. Enfin.

En passant, s'il y a des fautes dans ce message, c'est de la faute de mon mal de tête, post folle soirée à la Maisonnée. Ça ressemblait un peu à ça, mais avec plus de danse interprétative et moins de voix.

2007-03-21

Tic tac tic tac tic tac tic...

Il ne vous reste que 15 heures pour participer au fabuleux concours Cherchez l'erreur.

Quelques participants, titillés par nos merveilleux prix, ont déjà remis leur copie de Quartier Libre.

Qui remportera cette prestigieuse compétition? La suite le 22 mars à 16h sur L'Archevêché.

2007-03-20

Charmant et inutile : Le drapeau de la France

Bon. C'est pas nécessairement facile de représenter un concept comme la Journée de la Francophonie visuellement. Mais le point de la Journée de la Francophonie (et là j'ai peut-être pas compris), c'est pas de se dire : Yé, il y a des francophones un peu partout dans le monde, il n'y a pas des francophones qu'en France?

Comme dirait Clément, je sais pas, je dis rien.

AJOUT : En fait, ce que Clément dit, c'est "Je dis ça, je dis rien". Mes excuses.

AJOUT : Le même Clément attire mon attention vers une lettre ouverte aux francophones d'Abdou Diouf, secrétaire général de Organisation internationale de la Francophonie. Tant qu'à écrire un message blogue inutile sur la vision googlienne de la francophonie...
"Car être francophone, ce n'est pas renoncer à son identité, c'est tout au contraire être encore plus sénégalais, vietnamien, roumain, marocain, belge, canadien, haïtien. Être francophone, c'est vouloir construire ensemble ce beau dessein d'assumer l'intégralité de l'humain jusque dans ses divergences, de favoriser le besoin d'ouverture et d'enracinement de l'individu, de conjuguer harmonieusement aspiration à l'universel et diversité des peuples."

2007-03-18

Samedi Libre : Émission du 17 mars en ligne

Vous avez manqué l'émission de samedi?

Vous pouvez l'écouter en cliquant ici.

Au menu :
- Retour sur quatre grands thèmes de la campagne électorale provinciale : Développement régional (Stéphane Roland), Premières Nations (Maude L'Archevêque), environnement (Isabelle Lantagne) et question constitutionnelle (Marie-Michèle Giguère)
- Julie Delporte a rencontré Jimmy Beaulieu
- Florent Daudens s'entretient avec John McCallum, critique libéral en matière de Finances au fédéral, à propos du budget fédéral attendu cette semaine.
- Fanny Rollin a assisté à une conférence de Roméo Dallaire sur le Darfour

On a omis de remercier l'excellent metteur en ondes, Jasmin...

2007-03-17

Mon topo de ce Samedi Libre : Écouter l'entrevue complète

Ce samedi midi, comme à tous les samedis midis, je participais à l'émission Samedi Libre, à CIBL 101,5FM. Je parlais de la place des questions relatives aux Premières nations dans la campagne électorale qui se déroule en ce moment au Québec.

Vues les contraintes de temps, je n'ai pu diffuser que quelques clips de l'entrevue que j'ai réalisée avec Ghislain Picard, chef régional de l'Assemblée des Premières nations pour le Québec et le Labrador. Je vous propose donc de l'écouter ici. Les questions ne sont pas toujours formulées impeccablement, ce n'était pas destiné à être diffusé tel quel. Mais j'ai jugé que puisque c'est une entrevue qui m'a beaucoup fait réfléchir, peut-être pourrait-elle vous intéresser dans son intégralité vous aussi.

Finalement, les anciens chefs dont je parle en fin d'entrevue étaient de Kahnawake.

Quelques liens sur le sujet:
Les autochtones veulent des redevances sur les ressources (Presse Canadienne) : Pour ceux qui auraient lu cet article, je crois que la fin de l'entrevue illumine particulièrement bien les propos de Ghislain Picard au sujet de l'éventuelle souveraineté du Québec. (11 mars 2007)

Revoir en profondeur la politique autochtone : Une lettre ouverte de Ghislain Picard publiée le 11 mars dans Le Soleil et sur Cyberpresse.

AJOUT : Je devrais assister au débat de cette semaine (20 mars) dont il est question dans l'entrevue. J'en rendrai compte ici et samedi prochain à Samedi Libre. Et peut-être même dans Quartier Libre. Ça donnera sûrement une diversité de points de vue assez intéressante... Selon ce qu'on m'a dit, les partis politiques préféraient attendre d'avoir lancé leurs communiqués de presse sur la question en début de semaine avant de commenter, vue la complexité de ces questions.

2007-03-15

Concours : Cherchez l'erreur

À Quartier Libre, nous sommes des petits coquins. Nous avons donc glissé intentionnellement des erreurs dans notre Numéro 13 (il n'y a pas de hasard).

La personne qui trouve toutes les erreurs remporte une sortie au cinéma avec le membre de l'équipe de rédaction de son choix. Film au choix. Bande de chanceux.

Ajout: Mais comment participer à ce merveilleux concours? Prenez votre copie de Quartier Libre et encerclez furieusement toutes les erreurs en les corrigeant. Puis, apportez-nous votre copie au local 1274-6 du 3200 Jean-Brillant à Montréal en indiquant vos coordonnées sur la page couverture. Si nous ne sommes pas là, glissez le sous la porte. Merci.

Ajout: La date limite pour participer au concours est le 21 mars à 16h.

Ajout : Le nom de l'heureux gagnant ou de l'heureuse gagnante sera annoncé ici même sur L'Archevêché le 22 mars à 16h.

Ajout : Le conseiller en règlements de la FAÉCUM, Jean-François, me fait remarquer la parenté entre ma démarche et celle de Peter Yeomans par rapport aux nids-de-poule. Mettons. À l'envers.

2007-03-14

Charmant et inutile : Citations stupides

On a beau être intelligent au Quartier Libre, beaucoup de phrases assez stupides, ou marquantes, ou drôles, ou rien du tout émergent parfois dans le bureau du 3200 Jean-Brillant. J'en partage quelques unes avec vous...
Maude (à propos d'une personne extérieure à la rédaction) : Je l'aime avec tout l'amour qu'une mère peut avoir pour son fils déficient.
Marie-Michèle (à propos de la maîtresse éventuelle d'une personne extérieure à la rédaction) : C'est la nouvelle future femme de ses enfants.
Maude : La nouvelle future femme de ses enfants?
Marie-Michèle : Bien oui, si c'est sa nouvelle blonde, c'est la future femme de ses enfants.
(Deux jours plus tard, Marie-Michèle ne comprenait toujours pas qu'elle aurait dû parler de la future mère de ses enfants)

2007-03-13

Édito : Le jeu du téléphone

Éditorial paru dans Quartier Libre, volume 14, numéro 13, page 3.

1. Les tiers partis, leur pertinence. Quartier Libre clôt, dans cette parution, la série électorale commencée au numéro 12. Ayant déjà interviewé des représentants du Parti libéral du Québec et du Parti québécois (l’Action démocratique du Québec n’a pas répondu à nos appels), Marie-Michèle Giguère s’entretient à présent avec Françoise David, porte-parole de Québec solidaire, et avec Scott McKay, chef du Parti vert du Québec (page 13). Les derniers sondages, permettant de croire à une lutte à trois entre le PLQ, le PQ et l’ADQ, laissent penser que les présentes élections pourraient être celles de l’émergence de l’ADQ. S’il y a une leçon à tirer de cette tendance de mi-campagne, c’est probablement celle de la pertinence des tiers partis.

Un argument souvent utilisé par les partis bien établis pour décourager les électeurs de voter pour un tiers parti est celui du vote gaspillé. Si vous votez pour un tiers parti, vous seriez l’artisan de la victoire d’un parti concurrent : «Voter QS, c’est voter PLQ», disent certains. Or, si les électeurs ne votent pas pour le parti qui correspond le plus à leurs aspirations, quelles qu’elles soient, ils courent le risque de ne jamais voir leurs convictions bien représentées au Parlement. Il faut commencer quelque part. Voter pour Québec solidaire ou pour le Parti vert, c’est peut-être comme voter pour le Parti Québécois en 1970 : ce dernier n’avait alors fait élire que sept députés, mais, quelques années plus tard, sa présence menait à la dissolution de l’Union nationale. Même chose du côté de l’ADQ qui, après plusieurs années passées dans l’ombre des grands partis, semble appelé à devenir un parti «principal» lui aussi. Or, si les militants de la première du PQ et de l’ADQ n’avaient pas voté en suivant leurs convictions, ces partis ne connaîtraient pas le succès qu’ils connaissent présentement. Il faut penser à long terme.

Les tiers partis sont pertinents, pour la simple et bonne raison que les partis mainstream ont à peu près tous d’abord été des petits partis. Émergera, émergera pas? C’est l’avenir – bien au-delà du 26 mars – qui le dira.
2. La FAÉCUM, ses élections. Le 26 mars, les Québécois iront aux urnes pour choisir leur nouveau gouvernement. Quelques heures plus tôt, le 25 mars, dans la nuit, le nouveau Bureau exécutif de la FAÉCUM aura été choisi par les délégués des associations étudiantes réunies en Congrès. Cependant, si, depuis quelques semaines, Quartier Libre s’affaire à vous présenter les différents candidats, ce n’est pas pour vous aider, étudiants membres de la FAÉCUM, à faire un vote éclairé. Car vous ne voterez pas. Il en va de la nature même de la FAÉCUM : il s’agit d’une fédération où ce sont les délégués des différentes associations étudiantes qui votent. Certaines associations représentent leurs membres en prenant position en assemblée générale avant d’aller dans les instances de la FAÉCUM; d’autres se basent simplement sur un principe de représentativité : nous étudions dans le même programme, nos idées doivent bien se ressembler un peu.

Cependant, ces beaux principes s’écroulent lorsque vient le temps de choisir un Bureau exécutif. Les candidats ne représentent souvent pas des idées, puisque les officiers se doivent d’exécuter les positions prises par les associations étudiantes dans les instances de la Fédération. Ne représentant pas d’idées ni de tendances particulières, les candidats en sont donc réduits à faire campagne sur leur compétence et leur personnalité. Les délégués choisissent donc souvent les officiers en se basant sur leur connaissance personnelle des candidats, parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement.

Les campagnes à la FAÉCUM seraient autrement plus intéressantes si c’était la population étudiante au sens large qui choisissait le Bureau exécutif. Puisqu’il s’agit de toute façon de campagnes de personnalité, il pourrait être pertinent de voir si les candidats sont capables de convaincre les étudiants en général de leur candidature. Aussi, les campagnes seraient moins prévisibles – plus difficile de prévoir le vote de 33 000 étudiants que de quelques centaines de délégués (les chiffres sont optimistes dans les deux cas) – ce qui amènerait peut-être plus de candidats à tenter leur chance et, donc, une plus grande diversité de visions de la FAÉCUM à être explorées. Au moins, cette année, il y a deux candidats pour deux des postes, ceux de coordonnateur aux affaires universitaires et de coordonnateur aux affaires externes. Au moins, les délégués auront eu le choix.

J’ai souvent entendu des représentants d’association étudiante et même des officiers de la FAÉCUM se plaindre de la difficulté de communiquer avec les membres individuels de la FAÉCUM et de les faire « embarquer » dans les grandes campagnes. Peut-être que les étudiants se sentiraient plus impliqués dans les affaires faécumiennes s’ils choisissaient eux-mêmes leurs candidats. S’ils voyaient des lieux pour voter un peu partout sur le campus, peut-être s’arrêteraient-ils pour le faire. Et peut-être, qu’ayant voté, ils s’intéresseraient à ce que ceux qu’ils ont choisi font pour eux.

3. À propos de la difficulté pour la FAÉCUM de communiquer avec ses membres. On pense notamment au quasi échec de la campagne sur les frais technologiques de cette année : miraculeusement, il y aura eu des gains, même si les étudiants ont très peu participé à la campagne. Le rectorat aura fait le meilleur pari en choisissant de transformer les frais technologiques en cotisation automatique non obligatoire : voyant que l’étudiant lambda (pour parler comme mon collègue Clément Sabourin) se foutait éperdument de payer 60 $ de plus, la direction a pensé satisfaire la poignée d’étudiants qui manifestait bruyamment contre les frais technologiques en leur permettant de se retirer. Leur bec cloué par certaines des clauses du contrat qui les lient (voir l’article de Normand Forgues-Roy en page 5), tout le monde est content, bonne journée. On passe à un autre appel.

2007-03-12

Tricot Machine!

Mon goût musical n'est pas toujours le plus assuré. Mais cette fois-ci, la découverte de Julie m'a complètement, mais alors là, complètement séduite... Ce n'est pas parce que je tricote moi-même que j'adore ce que j'ai entendu de Tricot Machine. Leurs paroles sont tellement imagées, tellement simples et tellement vraies. C'est de la musique pour se sentir amoureux, comme ça, pour rien. Pour se sentir absolument et follement bien.

Alors leur album sort le 27 mars (je ne me peux plus!!), mais en attendant, vous pouvez écouter trois extraits sur leur MySpace. Pour ceux que mon éloge n'aurait pas convaincus, il y aura un article de la même Julie dans le numéro de Quartier Libre qui sort mercredi.

2007-03-09

Grand retour de Samedi Libre!

Avouez, vous vous êtes ennuyés. Pendant trois semaines, Samedi Libre a fait relâche. Nous revenons cependant demain, en pleine forme, à l'antenne de CIBL, 101,5 FM.

Samedi Libre
Samedi, de midi à 13h
Synthonisez le 101,5 FM ou écoutez à partir du site web de CIBL.


Ajout : Vous avez manqué l'émission? Il n'est pas trop tard, vous pouvez l'écouter en cliquant ici. Au menu, revue de la semaine, chronique culturelle et retour sur les faits saillants de la campagne électorale jusqu'à maintenant pour les principaux partis politiques.

2007-03-08

Vidéos de la caravane du gel

Bon, bon, bon. Après le scandale annoncé par Philippe Schnobb sur son blogue, de nouveaux vidéos sur la caravane du gel sont apparus sur YouTube.

La caravane du gel à Québec

Je figure dans le premier, celui de Québec, puisque c'est cette journée-là que je suivais la caravane du gel. À 0:19, on voit même mon regard ennuyé d'adolescente. En passant, ce n'est pas pour rien qu'on ne me voit pas avec des tracts dans les mains : je n'en ai pas distribués. Bon.

2007-03-07

Je me souviens

Éditorial publié dans Quartier Libre, volume 14, numéro 12, 28 février 2007.


C’était il y a deux ans, presque jour pour jour. Nous étions 100 000 dans les rues de Montréal à protester contre les coupures dans l’aide financière aux études faites par le gouvernement provincial. Nous scandions des slogans parfois absurdes. Nous croyions que nous allions changer le monde. Que plus jamais, les étudiants ­– et, par extension, les jeunes – ne seraient pris pour une quantité négligeable que l’on peut «barouetter» sans trop de conséquences politiques. Dans les rues, sur Internet, dans les journaux, nous criions : Charest, on va s’en souvenir des 103 millions.

Notamment, le jour des prochaines élections.

Mais voilà que ce jour qui semblait si lointain en 2005 point à l’horizon : le jour du souvenir, c’est le 26 mars. Nous souviendrons-nous? Le taux de participation des jeunes aux élections atteint des niveaux abyssaux. Or, il sera inutile d’avoir une pensée pour les 103 millions en écoutant les résultats des élections à la télé si nous n’avons pas voté. Alors, tous ces «Nous nous souviendrons» n’auront été que des paroles vides : les partis politiques en prendront bonne note et, lorsque viendra le temps de sacrifier un groupe de citoyens à l’autel du budget, il sera facile de choisir les jeunes ou les étudiants, puisque ces derniers ne sont même pas des électeurs qu’il faut satisfaire sous peine d’en pâtir aux prochaines élections. Il ne s’agit pas de dire : Souvenez-vous de 2005 et ne votez pas pour le Parti libéral du Québec. Plutôt : Souvenez-vous de 2005 et votez. Point

Le problème avec le mouvement étudiant – et c’est peut-être davantage un problème avec les gens en général, ou les jeunes, ou les Québécois – c’est qu’il n’est que réactif. Impossible de nous mobiliser autour d’une requête, d’une demande, pour aller au-delà du statu quo. Impossible de nous mobiliser, à moins qu’on ne nous ait tapé dessus – fort. Au cinquième ou sixième coup, peut-être protesterons-nous enfin. Il sera déjà trop tard : on nous demandera de faire des compromis, on nous traitera d’enfants gâtés et on ne reculera que d’un ou deux coups. Ça aura quand même fait mal, ça laissera quand même des blessures profondes dans le système d’éducation québécois. Nous aurons quand même reculé, perdu au niveau de l’accessibilité ou de la qualité des universités.

J’ai vraiment cru à 2005 – aux changements sociaux, aux manifs, aux sit-in, aux occupations, aux actions symboliques, aux chansons, aux pièces de théâtre, aux manifestes, aux communiqués de presse, aux sourires de la FEUQ, aux cris de rage de l’ASSÉ. Mais si, après toutes les actions, nous n’avons été capables de n’aller chercher qu’un demi-gain, c’est peut-être que l’action politique «de rue» (un meilleur mot me manque) doit être doublée d’une action politique plus traditionnelle, le jour du scrutin. L’autre ne doit pas remplacer l’une, mais doit plutôt venir la soutenir et lui donner plus de légitimité.

Si nous voulons éviter un dégel des frais de scolarité, si nous voulons un réinvestissement en éducation, si nous voulons plus de profs – oui, il y en a moins qu’avant – plus de chargés de cours, plus d’auxiliaires d’enseignement. Si nous voulons moins de cours listés dans l’annuaire de l’Université sans qu’ils ne soient jamais donnés. Si nous voulons tout cela – et bien moins encore! – c’est maintenant ou jamais. Car, si nous votons, la prochaine fois que la colère nous fera sortir dans les rues, nous serons une foule d’électeurs. Si tu veux la paix, ne prépare pas la guerre. Vote.

2007-03-05

Question.

Sur l'affiche du spectacle pro-gel des frais de scolarité organisé par la FEUQ les 12, 13 et 20 mars, pourquoi est-ce que le personnage a des fleurs dans la bouche?

Honnêtement, je ne comprends pas la symbolique. Prière d'éclairer ma lanterne en me laissant un (ou plusieurs!) commentaire.

Ajout : Selon Pascal et Nicolas qui se sont lâchés lousse dans la section "commentaires", l'étudiant mangerait des pissenlits par la racine. La question "Pourquoi l'étudiant serait-il mort?" demeure à élucider. Les Sherlock Holmes du mouvement étudiant sont donc invités à spéculer sur ce crime crapuleux.
Par ailleurs, si par miracle quelqu'un de la FEUQ passe par ici, ça nous ferait bien plaisir (à Pascal, Nicolas et moi) de savoir ce que vous avez bien voulu dire. Merci.

Ajout :
Je me suis dit qu'avec l'image, ce serait encore mieux.

La caravane de tous les dangers - 4 : La CADEUL au salon de quilles.

Si vous cliquez sur son visage, vous entendrez Philippe Verreault-Julien de la CADEUL répondre à deux de mes questions : Croit-il que les étudiants arrivent comme un chien dans un jeu de quilles dans la présente campagne électorale provinciale (vu le contexte de l'entrevue, je n'ai pas pu résister)? et Que pense-t-il de la caravane du gel? (Note de l'auteure : La CADEUL s'est désaffiliée de la FEUQ l'année dernière)

Entrevue réalisée le 28 février 2007 dans un salon de quilles de la région de Québec alors que je suivais les pérégrinations de la caravane du gel.

Avertissement : Le son n'est pas très bon.

2007-03-03

La caravane de tous les dangers - 3

La caravane du gel, c'est plutôt deux camionnettes avec des gros collants jaune autobus scolaire. La caravane peut donc, en tout, loger un maximum de 14 personnes tassées comme des sardines. Le 28 février, il y en avait 7, plus une journaliste de Quartier Libre, moi. La journée a commencé à 5h30 aux bureaux de la FECQ, rue Saint-Denis à Montréal, où nous nous sommes divisés en deux : les universitaires dans une caravane, les cégépiens dans l'autre.

Premier arrêt : l'Hôtel-Dieu de Québec. Malheureusement, la vie, les rues de Québec et le sens de l'orientation de Nicolas Veilleux étant ce qu'ils sont (protestations outrées des personnes concernées dans la section "commentaires"), nous sommes arrivés après Charest, après les médias, après tout le monde. Ce fut le moment de fraterniser avec le Monsieur de la Sûreté du Québec qui suit Charest dans tous ses déplacements. À la fin de la journée, l'intimité développée entre les militants de la caravane et les agents de la Sûreté était telle qu'une des militantes est partie en donnant deux becs à l'un des Monsieurs de la SQ. Certains diront : FECQ, FEUQ, flic, toute la même gamick, mais je réserverai mon jugement.

Dans les prochains épisodes : des militants affamés à la recherche d'un Saint-Hubert, des quilleurs libéraux, un rassemblement libéral à Saint-Romuald. Oui, c'est aussi excitant que ça en a l'air.

2007-03-01

Charmant et inutile : Vidéos électoraux mcgilliens

It's that time of the year... Le moment de l'année où s'ouvre la campagne électorale pour les différents postes à la SSMU et dans les associations étudiantes de McGill. Pas de campagne électorale bien rodée sans vidéo. Voici ceux que j'ai trouvé. Si vous en trouvez, vous savez quoi faire pour me rendre heureuse.

Vote for Rosa 2007
Man with a plan

Rosa est candidate pour devenir VP Internal de l'Association étudiante de la Faculté des Arts de McGill. Je n'ai pas trop compris à quel poste se présentait le Man with a plan, mais ça semble avoir un rapport avec le programme de MBA de McGill. On leur souhaite bonne chance.

C'est un peu triste que ce soit pas comme ça à la FAÉCUM. Comme j'aimerais un face-off de vidéos entre Jocelyn Caron et Louis-Philippe Vien (candidats au poste de coordonnateur aux affaires externes) ou entre Vincent Ranger et Martin Vézina (candidats au poste de coordonnateur aux affaires universitaires)! Puisqu'il s'agit ici d'aller chercher le vote des associations étudiantes, ce ne serait pas très utile, mais ça me rendrait heureuse. Enfin. Maintenant, vous savez comment faire pencher mon coeur.

La caravane de tous les dangers - 2 : J'ai tout perdu mon son.


J'enregistre comme une casserole.

Pratiquement tous mes sons de la fabuleuse caravane du gel sont perdus. J'ai découvert que j'ai développé un tic tout à fait malheureux en radio et métiers connexes : une fâcheuse tendance à jouer avec le bouton on/off de mon micro. Résultat... On and off... Je vais devoir me rabattre sur mes notes et sur mes photos.

Ce qui est vraiment malheureux. J'avais une entrevue fabuleuse avec un charmant monsieur de 91 ans, ancien directeur d'école, pendant un rallye libéral dans un salon de quilles à Beauport (?). Avouez qu'il ne les fait pas ses 91 ans. Il me racontait qu'il supportait surtout le candidat libéral dans son comté - si j'avais le son, je pourrais vous dire lequel... - dont il avait connu le père... Il m'a demandé quel âge je lui donnais. J'ai été gentille : je lui ai donné 75. Il en avait 91, mais il n'en faisait que 82. Il m'a dit que l'éducation se portait mieux dans son temps, que les professeurs d'alors enseignaient pour toute la classe, pas seulement pour les plus forts. Il était pour le dégel des scolarité. J'aurais aimé vous le faire entendre.


Je vais peut-être pouvoir récupérer mes entrevues avec Alexandra Cannon, représentante régionale de la commission jeunesse du Parti Libéral du Québec, que j'ai rencontrée lors d'un rassemblement de soutien à Carole Théberge qui se tenait à Saint-Romuald. Peut-être aussi une sympathique entrevue avec Philippe Verreault-Julien de la CADEUL, aussi rencontré au salon de quilles de Beauport. (La photo représente encore le salon de quilles, pas Alexandra Cannon, évidemment)


La caravane de tous les dangers - 1


Nicolas Veilleux et Anny Deslauriers très très tôt le matin, dans la caravane du gel.

Complètement impertinent.

Un vrai reportage suivra.