23 avr. 2008

Correspondance enflammée entre une asso et un journal étudiant

L'Archevêché a mis la main sur une demande de rétractation envoyée par un officier d'une association étudiante de campus à un journal étudiant. L'auteur de la lettre reproche au journal d'avoir publié un éditorial déplorant qu'il ait envoyé des SMS d'injures à la rédaction du journal à la suite de l'édition précédente du journal.


Il demande rétractation. Car le journal écrivait que l'officier avait envoyé les SMS d'injures avec son cellulaire de fonction et donc avec l'argent des étudiants. Or, l'officier s'insurge: ses SMS personnels sont payés avec son propre argent.

De toute façon, l'officier reconnaît lui-même que "nous considérons que les deux dollars utilisés pour insulter personnellement le chef de pupitre campus [sont] un investissement avisé".

Argument intéressant, mais le deuxième éditorial "méchant" n'aurait probablement jamais écrit s'il n'y avait pas eu de SMS d'insultes. Sans même questionner la moralité du geste, on peut donc mettre en doute l'efficacité politique de cet "investissement avisé".

Cliquer sur la lettre pour la lire.



14 avr. 2008

Que d'humour, M. Frémont

Lu dans La Presse.

"La preuve que la qualité est maintenue se trouve d'abord dans le taux d'obtention des diplômes, qui est en hausse, répond Jacques Frémont, porte-parole de la CREPUQ et vice-recteur aux affaires académiques de l'Université de Montréal."

Ha ha ha! Elle est bonne!

Si le taux d'obtention des diplômes est en hausse, ça pourrait pas vouloir dire que c'est plus facile qu'avant d'avoir un diplôme? Et si c'est plus facile, ça voudrait pas dire que la qualité est en baisse?

Les étudiants reçoivent une formation de qualité, assure la CREPUQ (La Presse)
Nos universités, usines à diplômés (La Presse)

10 avr. 2008

À qui l'Université appartient-elle?

Nadia Abu El-Haj est anthropologue. Elle a écrit un livre que je n'ai pas lu, intitulé Facts on the Ground: Archeological Practice and Territorial Self-Fashioning in Israeli Society. Son père est Palestinien, mais c'est à côté de la question, et son livre parle de la pratique de l'archéologie en Israël.

"The book looked at the role of archeology in what was essentially a political project: the Biblical validation for Jewish claims to waht is now Israel", écrit Jane Kramer, dans son passionant article "The Petition", qu'on peut lire dans la dernière édition du New Yorker (14 avril 2008, en kiosque, malheureusement non disponible en ligne - mais l'article un peu drôle sur George Clooney, si).

Nadia Abu El-Haj a postulé pour une permanence à Barnard, le collège pour femmes de Columbia, à New York. Le processus qui se déroule normalement dans un calme tout à fait académique a donné lieu à un psychodrame où des gens de l'extérieur de l'Université, dont des groupes d'intérêt pro-Israël, ont tenté d'empêcher Abu El-Haj de devenir professeure.

L'article de Kramer soulève toute sorte de questions vraiment intéressantes sur l'Université. Qui appartient à la communauté universitaire? Quelle place la population en général devrait-elle avoir dans le choix des orientations de l'Université?

Et pour finir, une citation de Lee Bollinger, le président de Columbia (qui ne sort certainement pas grandi de l'article, mais bon, cette citation résume bien la question): "I strongly belive taht our profession [les professeurs, les savants] is distinct from the political profession, and the attention span of the normal world is not always suited to the kind of discussions we have here [à l'Université]."

Nadia Abu El-Haj est finalement devenue professeure permanente au mois de novembre.

Autres liens:
Fracas Erupts Over Book on Mideast by a Barnard Professor Seeking Tenure (New York Times, article publié au mois de septembre)
Who Got to Decide on Nadia Abu El-Haj’s Tenure?
(Academe Online, un article écrit par deux professeurs de l'Université de Tel Aviv)

7 avr. 2008

Une nouvelle excuse pour ne pas bloguer

Vous savez, certaines personnes (genre mes amis) se plaignent que mon blogue n'est pas updaté assez souvent.

Eh bien sachez, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, que bloguer tue.

Blogging Will Make You Fat, Or Skinny, And KILL YOU!
(Gawker)

31 mars 2008

Les connaissances du nouveau SG de la FAÉCUM n'aiment pas les hippies


Cliquer sur l'image pour grossir.

Groupe Facebook Je connaissais Francis Hogue quand il était encore underground.

Après vérification, les deux groupes n'ont pas tant de membres communs. À peu près un. Oh c'est pas grave, c'est drôle pareil.

29 mars 2008

Le charme discret de la bourgeoisie

L’Archevêché est allé faire un tour au Congrès de la FAÉCUM hier – le Congrès se poursuit jusqu’à dimanche, mais les effectifs de L’Archevêché sont limités et leurs vies fort occupées.

La première journée du 32e Congrès de la FAÉCUM a été marquée d’un bref incident où les attaques personnelles ont fusé contre un des officiers de la FAÉCUM. Les délégués discutaient de la Politique d’accès à l’information présentée par le coordonnateur aux affaires universitaires Vincent Ranger lorsque le délégué de science politique a souligné des positions prises par Ranger lors de son passage à l’Association des étudiants de science politique et de relations internationales. Le délégué a noté qu’à l’époque, Ranger avait poussé son association étudiante à prendre position pour que les étudiants aient accès au budget de la FAÉCUM. Or, la Politique d’accès à l’information présentée au Congrès prévoyait plutôt que les étudiants membres de la Fédération à titre individuel n’aient accès qu’à un budget aggloméré.

Le délégué de science politique et relations internationales, Guillaume Beauvais, s’est alors lancé dans une longue tirade contre Ranger où il l’a notamment traité de «menteur». L’assemblée a alors commencé à gronder, différents délégués ont tenté de multiples points d’ordre, mais la cacophonie était générale et le délégué de science politique poursuivait sans se laisser déconcentrer par le bruit qui l’entourait.

Le président d’assemblée Nicolas Lahaie a alors été forcé de se lever pour tenter de ramener le calme, sans succès. Il a demandé à Beauvais de retirer ses commentaires sur Ranger, ce qu’il a refusé, prétextant qu’il s’agissait «de la vérité»

Le président d’assemblée a alors demandé au délégué de science politique de quitter, s’il ne voulait pas retirer ses paroles, ce que celui-ci a aussi refusé de faire, se demandant comment le président d’assemblée allait s’y prendre s’il ne partait pas de son propre gré.

Lorsque le calme fut revenu, l’autre déléguée de science politique se demanda si le quorum était toujours atteint. Un comptage montra que 27 associations étaient présentes, ce qui équivalait au quorum de 33% des associations membres de la FAÉCUM nécessaire pour la tenue d’un congrès.
Le délégué de service social, qui était assis avec les délégués de science politique, quitta alors la salle, attendant à l’extérieur, alors que les délégués de science politique demandaient un recomptage.

Une lecture des règlements généraux de la Fédération montra alors qu’il n’était pas nécessaire de maintenir le quorum tout au long du week-end du Congrès et qu’il suffisait que le quorum soit constaté à l’ouverture. Les délégués de science politique s’étonnèrent alors de l’appui de la FAÉCUM à un quorum moral, généralement très critiqué par les «fédérés».

Ils demandèrent une levée de l’assemblée, que les autres délégués refusèrent, et le Congrès se poursuivit.

26 mars 2008

Où sont les femmes?

À l'approche du Congrès de la FAÉCUM, je ne peux résister. Je dédie cette chanson au prochain Bureau exécutif de la Fédération, qui sera élu dimanche.